{Rien n’entrait en moi sans résistance}

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Rien ne transperçait mon esprit
Sans le secouer,
Sans trébucher sur les multiples pensées qui précédaient.

Faites lui une place,
Non!
D’abord déforme, mou, malaxe et modèle
Embrase et soumets.

Rien n’entrait sans résistance,
Cet ergo sum renfermé sur lui,
Comme si tout était question au doute,
Je rejetais alors l’étranger, giflait l’esquimau, courait face à l’autre.
Non je pense donc je suis,
Je te rejette donc tu es,
Je me renferme donc je suis,
On s’ignore donc nous sommes,
Jusqu’au jour où seul lui, elle,
Qui nous sommes?
Celui qui la main tendu a pénétré ton psyché, t’a soutenu, t’a sauvé,
T’a fait découvrir de nouvelles saveurs,
Des épices, de nouveaux mots,
Les matériaux de son esprit.

Parfois la sensualité des corps produisait par le feu d’une nuit ce métissage,
Je vis ces beaux yeux luisants,
Ce visage café au lait,
Je compris que penser c’est aimer.
Être c’est accepter,
« Il pensa donc il était »
Mon maître de pensée,
Ce grand Descartes au nombreuses cartes,
Je pensais l’autre et je devenais,
Je la pénétrais et j’étais,
Elle me touchait et je fus, fusses, fussent-ils,
Ils s’aimaient et ils étaient.
Ensemble ils renaissaient.
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(c) Moustapha Chein

https://www.instagram.com/p/BuY4NykhV_Y/
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