{Dessine toi}

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Cette mélancolie exprimée,
Ces yeux effacés,
Cette expression enragée,
Ces mots envolés,
Ce visage accouché,
A moitié enfanté.
Ces traits disparus,
De nos rues,
Pourquoi tant d’amertume ?
Écris-toi, dessine-toi,
Et dans ma poésie dort…

Montre-toi, dévoile-toi,
Et dans ton charme emprisonne moi…

Ton œuvre est patois,
Prose,
Apollinaire,
Scoliose,
Car fragmentaire,

Et pourtant,

Tellement infini qu’elle nous mène,
Nous vole à ces contrées, ces épopées,
Nous transporte vers un infini d imaginés,
De violence, d’absence, de décadence,
Mais d’obéissance,
A l’œuvre de l’auteur,
qu’il a voulu incomplète.

Il nous gifle par ses coups de pied,
Pied-de-biche,
Gouache, aquarelle, allégorie,
De cette caverne à moitié teintée
De dos les abrités dessinaient
le monde ailleurs, la vérité extérieur,
L’essentiel est de toute façon ailleurs…

(c) Texte : Moustapha Chein

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