[ Mon chameau ]

Un billet, l’instant de te conter.
{Mon chameau}
Etau de mes rêves, Mon chameau…
Enfant du désert,
Je te dis mon chameau :
que les bâtisses de mon nouveau cageot,
n’ont pu me faire perdre,
ces moments cajolés sur ton dos…
Voyage d’en haut, spiritualité,
que certains limitent à ta commodité.
Mais moi enfant du désert,
je ne peux omettre, ou commettre,
cette bévue, de te confondre, te méprendre, t’enterrer,
toi qui m’a fait naître,
toi le bédouin….
Je suis enfant du désert,
enfant chameau, enfant d’en haut,
d’un haut désert.
Du haut de leurs chameaux,
ces enfants restaient sur terre…
Mon chameau,
Tu me contais,
et moi je pleurais,
que demain je verrai,
un décor différent de tes palmiers,
mais de ne point feindre, perdre, oublier…
Tu me contais,
les épopées de mes aïeuls,
et tu souriais..
Sur ton dos tu essuyais,
ces larmes d’un enfant bercé,
par ta patience….
Dans ce silence que tu empruntais,
Tu envoyais des mots
que seul le désert comprenait,
il y répondait, par ce vent puisant soufflé, insufflé.
Tu m’enseignas :
« Le temps ne sera pas toujours fleuri, Mais garde ce sourire d’enfant targui,
Et reviens me voir,
quand tes nouvelles bâtisses n’auront su te porter, car c’est sur mon dos que tu es né…« 
© Moustapha Chein.
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