[Des dits et non dits, les pages de nos vies]

[Des dits et non dits, les pages de nos vies]
Rêves qui s’envolent, rêves bénévoles,
De ces pages dérobées,
Déchirées,
Déchiquetées…
De ces songes dessinés par des armuriers,
Des rêveurs nées qui affrontent leur destinés,
Parfois le dos courbé,
Mais épaule relevé,
Ils dessinent :
Leurs choix,
Leurs rêves,
Leurs amours imagés,
Dans une pensée idéalisée.
Ces armuriers de la pensée,
Ces songe-creux..
Ils regardaient leurs pages s’envoler,
Ils les pleuraient,
jusqu’à ce qu’ils les voient se transformer,
en phénix,
ils comprirent alors,
que l’air oxygénée ne les avait pas enfermé,
seul leur tord,
de désespérer, pouvait les peiner.
Ils s’envolèrent et rejoignirent les aigles,
Ils s’écrièrent.
Sur les nuages ils écrivirent leurs projets,
d’être des éternels enfants poètes,
de rêver et d’écraser toute affliction.
De pleurer tout insuccès,
pour en tirer le succès,
car ce dernier ne peut frapper,
qu’aux portes fissurées.
Ils dessinèrent les cieux,
Colorièrent les arcs en ciel,
Et,
Ils recommençaient…
Nos pages s’envolaient et je les voyais,
Ces givrés,
Aux rêves témérités,
Ces éternels candides,
Peintres de leur âme,
Ils la dévoilaient et s’abritaient,
Sur les montagnes,
et regardaient,
d’un œil serein,
ce monde valser, s’inquiéter et crier..
Nous levâmes les yeux
Et nous les vîmes…
Cette gaieté, ces couleurs,
Ces chants qu’ils émanaient,
nous fîmes revivre,
Et espérer…
L’espoir de chez eux tombait,
d’être des éternels mouflets…
On espérait et on regardait,
Nos pages s’envoler…
Jusqu’àu jour où à notre tour,
Nous apprîmes à voler,
A battre nos ailes et à crier,
Nos songes, nos peintures on les enfantait,
Et sur nos peurs on valsait…
Nos pages s’envolaient,
Mais nous, on demeurait…
© Moustapha Chein
Février 2016
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