[ Du rêve à l’éveil ou d’un Amour pour ELLE éternel ]

Chère Félicitée, Chère protégée,

Je confie à cette lettre le soin de te transmettre le récit
d un naufragé
d’un carnage sentimental,
jamais imagé..

Un cataclysme,
dont le présent est acteur,
le passé dénonciateur,
le futur je l’espère révélateur
Et qui progressivement m’arrache le cœur…

Voila belle dulcinée que tout a commencé,
quand très jeune j’ai appris à te côtoyer..

Pour le première fois je voyais du concret
je voyais de l’espoir,
Sans verre et sans paire,
pour la première fois,
j’osais prétendre à du vrai,
à du ressenti,
à de l’amour réelle,
à de l’exquis…

Les jours se sont écoulés,
et voila cette belle dulcinée,
toujours dans ma vie,
qui m’en colorent les nuits et les journées..

Elle commença par me partager ma semaine,
pour faire partie de mon quotidien,
et enfin mes moindres moments sont devenus siens…

Je regardais au profond de ses yeux,
cherchant le bonheur et je n’y voyais que l’exquis
Je me demandais est-ce une réalité
ou un rêve qui ne sera plus à mon réveil
Et son sourire était si vrai,
que j’ai du me reprendre et passer du rêve à l’éveil.

Tout ça pour te dire que l’air est pour l’homme ce que tu es pour moi.

A cette fille qui me vola mon âme :

Elle me dirait :

Tu me parles souvent pour me donner l’espoir,
Moi, c’est ma vie d’avant que je voudrai revoir.
Où est-elle partie, pourquoi est-elle morte ?
Elle que j’aimais si fort, est partie de la sorte.

Où es Rousseau,
Où sont ces portes?

Où es Descartes
Où sont ses cartes?

Où es Cesaire
Où sont passés ses airs,

Ou es mon père
Molière?

Où es Habib,
Où es Lamartine,

Où est Senghor ?
est-ce qu il dort ?

Où est Beaudelaire
que pense-t il faire?

Et Apollinaire et sa prose en verre…

La femme que je suis devenue aujourd’hui est meurtrie,
Il m’est si difficile de reconstruire ma vie.

Mon idéal perdu, dois-je en faire le deuil
D’un futur incertain dois-je franchir le seuil.

Cette rage de vaincre est certes en moi
Mais avancer vers quoi ?
Vers ma nouvelle vie !
Remplie d embûches, d enclumes, de frasques.

Je lui répondrai :

Le chemin sera long, il nous faudra persévérer
Pour que ce marathon nous nous puissions le gagner.

cette meurtrissure ne doit pas nous poursuivre
Je survis de ton souvenir, de mes pensés
Enrichis par les bons moments par toi crées.

Quelque soit ta vie et quelque soit ton choix,
je me souviendrais de ces moments la,
Si doux si complices mais si fragiles parfois.

Quelque soit ma vie et quelque soit mon sort,
je ne peux pas vivre dans un autre décor,
En si peu de temps tu m’as prouvé,
que le bonheur ne réside pas dans le succès,
Que l’ amour est bien plus que cela,
bien plus qu’il n’en donne l’air,
que l’amour est rayonnement de félicitées.

D’un regard discret je te dirai :

Décidons de nous battre pour cet amour
et d’essayer une dernière chance
en espérant qu’elle nous mène pas vers la décadence.
Si mon respect vouvoie, mon cœur tutoie,
Et murmure en silence de vouloir tout partager…

Cette fille la c’est toi.

Cette fille là c’est Vous, moi, lui, elle, Nous….

En réalité cette fille là est Moi,

Cette fille là est ma plume,

Cette fille là est ma langue,

Cette fille là est mon enclume,

Tant attaquée,

Mais par moi,

Tant aimée!

Ou es passé le Patois ?

Cette fille là est lumière, miroir brisé et enfants,

Cette fille là est arc en ciel,

Cette fille là est éveils en retours, et réveils en départs..

Cette fille là m’écrit,

Cette fille là s’écrit,

Cette fille là souffre,

Mais cette fille là survit

 » à cette langue que je chéri « 

 

© Moustapha Chein

Artiste peintre : G. de Chirico

 

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