[ Le miroir en peinture ]

 

Pour lui,

Jules Renard a dit : Un père a deux vies, la sienne et celle de son fils.
Cet aphorisme célèbre me rappelle ce grand fardeau,
celui de ta deuxième vie,
cette vie que je me dois de révérer,
pour être depuis ton sépulcre,
ton ouïe,
ton miroir,
ta sève,

En prière de l absent,
Je veux te conter,
En prière du présent, 
Je veux te peindre,
Les mains levées,
Je te dévoile,
En acrylique, gouache je veux te façonner.

En prière de l absent je te laisse en moi t inviter,
Et mon fardeau raconter,
Mon flambeau porter,
Car trop lourd,
Je te demande de me soulager…

Je te conte, 
Et je laisse mes mots couler,
Mon encre saigner, 
Et ma peinture duvet,
Tableau de ma peine.

En miroir collé,
Poésie des maux,

Je veux à toi me confier,

Délivre-moi,
Et repose-toi…

A toi, A lui, à Nous, A vous :

Dans sa pensée je me suis réfugié
Dans sa lumière j’ai brillé,
A travers son histoire je me suis retrouvé,
Son nom, fier de porter
Le sommet de ma gloire ne peut excéder son apogée
Aujourd’hui plus que jamais j’ai besoin de me confier,
Mais à qui? C’est lui mon garde secret.
Donc je ne peux que me transcender,
dans le but de lui parler.
Dans mes rêves j’ai l’impression de le toucher
je me rends compte lors du réveil,
que toute une vie ne pourrait me lasser,

Seul l’éternité me satisferait…

A lui,

L aimant,
L affectueux,
Le tendre,
Le moelleux…

Le maître des prétoires,
L animal politique,
Cet homme à la voix douce,
Au calme olympien,
Adepte du silence,
Et du regard communiquant,

Auteur de peu de mots,
Car il en mesurait les maux,
Ces mots étaient soin de nos cachots,
Cachot de nos brisures,
Ces mots abritaient nos fissures,
Soignaient nos déchirures.

Auteur de maximes,
Que nous admirateurs, 
On érigeait en universalité,

Dans sa caverne à moitié teintée,
Il abritait une allégorie,
Dont seul l amour se dégageait.

Il peignait les effrois,
Dessinait les émois,
Et les transformait en joie,

Car seuls ceux qui l air patois,
Etonné de son « moi »
Aux allures de grandeur,
Aux apparences de vigueur,
Pouvaient apprécier…
Ils le savaient humilité,
Et Simplicité…

Lui, lui,
Le père suave,

Lui…

Le matériel s’étant transformé en spirituel, je compte sur la transcendance de ces mots pour t’atteindre la haut.

Je te promets cher Père de ne jamais laisser ta mémoire déprécier.

Je t’aime.

© Moustapha Chein.

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