J’écris

J’écris.

 

J’écris parce que le fait d’écrire change la vie,
j’écris pour rêver,
j’écris pour aimer,
j’écris pour danser,
je suis moi quand j’écris.

 

Parce-que quand j’écris je me sens devenir autre.

 

Quand jeune tout le monde dormais,
je me mettais à mon bureau et parlais à mon journal.

 

L’écriture m’a permis de me retrouver,
l’écriture nous réunit.

 

La poésie est ce langage universel,
Que tout le monde comprend.

 

Elle nous permet d’entendre les vibrations des cœurs,
Boom boom boom,
Tels des tambours qui raisonnent dans chaque mot,
Boom boom boom,
Tel des symphonies en accord avec chaque pensée.

 

J écris parce-que la poésie efface nos différences,

 

Et,

 

fait naître l espoir.

 

J’ai pleuré à travers mes mots,
j’ai suinté sur mes peurs,
j’ai rêvé et mes rêves m’ont porté ;
Au pays de l’amour ils m’ont déposé.
C’est ainsi qu aussi j’ai appris à danser.
J’ai dansé et dansé jusqu’à ce que mes mots tombent,
De chaque côté, de chaque membrane,
De chaque pensée.

 

Mes mots devenaient couleurs étalées devant mes yeux,
Je pleurais et l’encre coulait,

 

Mes mains à la plume collées espéraient,
qu’un jour l’amour régnerait,
qu’il aurait raison de la haine,
qu’il daignerait,
nous unir, nous rassembler.

 

J’écrivais et je recommencerai…

 

En avant, en arrière, en demi-tour,

 

Je recommencerai…

 

En prière du présent j’écris,
En prière de l’absent mes mots continueraient,
A chanter,
Et ainsi vous m’aimerez,
Même quand avec mes aïeuls je reposerais.

 

Quand j’écris je me sens vivre,
Mes mots prient, crient,
Ils sont prières,
Ils sont miroirs,
De nos rêves volés,
Ils sont enchantement,
Du désenchantement ils se déshabillent,
L’enfance ils portent,
Et s’habillent de paix.

 

Je recommencerai,
Et j écrirai.

 

Pourquoi j’écris ?

 

Parce que je vous lis,
Vos peintures, vos « moi »,
Vos ouïes,
Et que la force de vos pinceaux, celle de vos mots,
est pour moi,
Poésie des maux.

 

Pourquoi je lis ?
Parce-que gourmand,
j’ai souvent faim,
vous êtes pour moi nourriture,
Boissons,
En détritus,
Je ramasse mes mots sur vos tableaux,
Et j’écris.

 

Quand je pleure,
Je peins,
Et quand je rêve,
j’écris…

 

je recommencerai,

 

jusqu’à ce que l’amour règne,
je recommencerai,
je ne m’arrêterai que quand j’aurais finit.

 

Je recommencerai car jamais cette lutte,
ne s’achèverait.

 

On la porte en nous et en nous l’amour plaide,
en nous il naît,
il éteint le feu,
par cette eau en encre coulée,

 

je recommencerai,

 

et je vous aimerai…

 

© Moustapha Chein

 

Artiste : Jean Baptiste Camille Corot.

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