[Dessine toi]

 

Cette mélancolie exprimée,
Ces yeux effacés,
Cette expression enragée,
Ces mots envolés,
Ce visage accouché,
A moitié enfanté,
Ces traits disparus,
De nos rues,
Pourquoi tant d’amertume ?
Écris-toi, dessine-toi,
Et dans ma poésie dort…

Montres- toi, dévoiles- toi,
Et dans ton charme emprisonne moi…

Ton œuvre est patois,
Prose,
Apollinaire,
Scoliose,
Car fragmentaire,

Elle nous lie, nous spectateurs,
Scotché devant cette colère, collés.
Dépités, endiablés,
par cette beauté ensorcelée,
Dépareillée,
Incomplète mais belle,
Sauvage, elle nous guette…

Et pourtant,

Tellement infini qu’elle nous mène,
Nous vole à ces contrées, ces épopées,
Nous transporte vers un infini d imaginés,
De violence, d’absence, de décadence,
Mais d’obéissance,
A l’œuvre de l’auteur,
qu’il a voulu incomplète.

Il nous gifle par ses coups de pied,
Pied-de-biche,
Gouache, aquarelle, allégorie,
De cette caverne à moitié fermée,
De dos les abrités dessinaient,
Le monde ailleurs, la vérité extérieur,
L’essentiel est de toute façon ailleurs…

[© Moustapha Chein]

18/01/2016

Artiste peintre : Barbara Kroll.

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