[Cris de loups]

Entends-tu ces cris,

Vois-tu, sens-tu, perçois-tu,
Regarde,
Observe,
Bigle cette forêt…

Enjoue toi de cet hiver endiablé,
Je l’ai peint pour le décorer,
En peinture frappée, sur une neige glacée,

Je peignais apeuré,
Inquiété par ces cris de loup me pourchassant,
Je l’ai imagée cette forêt magnifiée,
Cette tempête apaisée par cette blancheur,
Sable lueur,
Sable fin, bouche pain,

Je te déguste chère forêt,
Voilà que dans mon psyché tu t’es enfantée.
Je t’ai forgée dans cet étau,
qu’est mon ciboulot.
Livre-toi à moi,
Dévoile-toi,
Donne-toi à moi,
Emmène-moi…

Entre en moi,
Prend-moi et peins-moi…
En couleur sombre je te cracherai,
En couleurs vives je t’ajusterai,
En miroir caché de ces loups embrasés,
Je te dévoilerai…

Juste prends-moi et dans ta splendeur,
Perds-moi…

Cette neige réconfort,
D’un ciel enragé,
Adouci par ta blancheur,
A moi dévoilé,
Ce lieu de quiétude aux habitués,
Guêpier pour les fêlés,
Fous de découvertes, piégés,
Par ces cris de loups,
Ces loups enragés, que ma peinture cache,
Mais que mots crachent…

Attention cher voyageur,
Prudence et méfiance : ton dessein,
Afin que les arcs en ciel de ces loups colorés,
Ne viennent te consumer.
Fuis cher pérégrin, il y’a du danger,
Que tu ne peux mater, ni endiguer,
Sors de ce tableau et viens à moi,
Sur mes épaules reposes toi,
Dans mes yeux meurs-toi,
Dans mon amour éternise- toi,

A moi donne-toi

Et,

Cache-toi…

[ © Moustapha Chein]

Peinture : Isabelle Olivier.

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